Boycottons!

Publié le par Gustave Eiffel



 "Diviser pour mieux régner": cette phrase de Nicolas Machiavel résume la politique du gouvernement Sarkozy (tiens, encore un autre Nicolas, coïncidence?), dans tous les domaines, Education compris.

En effet, par une communication habile, il faut l'admettre, il parvient à monter les parents contre les profs, les profs contre les syndicats, les profs contre les élèves... et plus largement, détourner le regard de l'opinion publique de lui.

L'annonce d'un "droit à l'accueil des enfants en cas de grève" juste après la manifestation du 15 mai pouvait paraître maladroite et provocante... Elle est en fait bien pensée, car l'opinion et les médias ont alors oublié les revendications de fond, les faits, pour se concentrer sur l'agitation créée par une telle annonce. Comment être contre un "droit" pour les "enfants"? Du moins, quand c'est formulé ainsi (on ne parle pas d'une limitation du droit de grève, ni d'élèves), on caresse dans le sens du poil une bonne partie des français, et on fait oublier les problèmes réels.

Lancer des leurres par des annonces médiatiques, allumer des contrefeux, ça marche: le scandale autour du vote raté de la loi pour les OGM est vite retombé. En occupant jour après jour la scène médiatique, on rend anecdotique chaque problème pris individuellement, noyé finalement dans la masse.

C'est un certain populisme «  de bon sens » qui est en train de prendre le pouvoir.

Alors que faire?

Une piste de réflexion : s'arc-bouter sur ses positions et répondre aux provocations fait le jeu des dirigeants qui appliquent cette méthode médiatico-populiste. Peut-être faut-il penser à d'autres réponses: il existe une vieille forme d'action, efficace, nommée boycott.

Puisque les gouvernants font la sourde oreille, ne veulent pas négocier, et utilisent les médias et le populisme pour agir, faisons de même, et boycottons tous azimuts: les heures sup', les nouveaux programmes, et pourquoi pas les examens, mais aussi les journaux et les médias « officiels » en privilégiant l'espace libre d'échanges qu'est internet. La liste est longue, et n'a de limite que celle de nos idées. C'est une lame de fond qui peut prendre de l'ampleur...

Les syndicats, dont les moyens de diffusion sont larges, devraient relayer ce mot d'ordre:

Boycottons le gouvernement

Enfin, c'est juste mon avis.

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