Décisions du CMPP du 4 avril 2008 (commentée)

Publié le par gustave eiffel

LA MODERNISATION DU SYSTEME EDUCATIF 

 

Quelles sont les missions exercées ?

 

Le système éducatif français de l’école primaire à la fin de l’enseignement secondaire vise à transmettre aux élèves les valeurs et savoirs fondamentaux qui leur seront nécessaires à la poursuite de leurs études ainsi qu’à la réussite de leur vie professionnelle et personnelle.

L’école est au coeur du projet de la Nation car elle se donne pour ambition de former tous ceux qui seront demain les citoyens chargés des destinées de la Nation. L’éducation et la formation des enfants constituent une mission fondamentale de l’État. De fait, celui-ci emploie à l’Éducation nationale la moitié de ses fonctionnaires et y consacre le premier de ses budgets (58 milliards d’euros).

 

Pourquoi changer ?

 

Alors même que le budget de l’Éducation nationale a fortement progressé depuis quinze ans, des études récentes, nationales ou internationales, (mais où sont les études au niveau locales qui reflètent la réalité du terrain ??!)  ont mis en lumière la dégradation des performances du système éducatif français :

 

- le rapport récent du Haut conseil de l’éducation - HCE a révélé que 15 % des élèves sortant de l’école primaire rencontrent des difficultés importantes, notamment dans la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul ; (donc supprimer des profs va permettre à ses élèves de mieux progresser !?!)

 

- 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme ni qualification ; (donc supprimer des diplômes, ex :BEP,  va permettre à plus de jeunes d’avoir une qualification à leur sortie du système scolaire ?!?)

 

- l’enquête du Programme international de recherche en lecture scolaire - PIRLS sur l’apprentissage de la lecture à dix ans, classe la France au 17e rang sur vingt-deux pays examinés ; (c’est à cause de la guerre des méthodes qui à lieu dans les bureaux et que l’on impose aux instituteurs et professeur des écoles)

 

- l’enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves - PISA portant sur la culture mathématique et la compréhension de l’écrit à quinze ans, mesure le recul la France : légèrement au-dessus de la moyenne de l’OCDE en 2000 (505 points contre 498), elle se situe aujourd’hui en dessous de cette moyenne (488 contre 492). (peut-on avoir les résultats par département pour se faire une réelle idée, cela sera peut être plus significatif...)

 

L’augmentation continue des moyens et des horaires n’a pas été une réponse adaptée (encore faut-il qu’ils soient attribués correctement…). De fait, la France consacre des moyens supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE à sa politique éducative. Les emplois du temps sont également beaucoup plus chargés en France que dans les autres pays de l’Union européenne : entre sept et onze ans, ils excèdent de 101 heures la moyenne européenne, au collège de 122 heures et au lycée de 182 heures.

 

Ces résultats sont préoccupants et impliquent d’engager des réformes d’ampleur pour inverser la tendance de ces dernières années et ramener la France vers le modèle qu’elle doit incarner. 
 

Quelles sont les orientations de la réforme ?

 

La refonte du système éducatif passe par un recentrage de l’école sur les apprentissages fondamentaux. Ainsi la maîtrise de la langue et des principes essentiels du calcul et des mathématiques sont les conditions nécessaires au bon déroulement d’une scolarité réussie car elles sont les conditions d’acquisition de tous les autres savoirs que transmet l’école. (Qu’en est-il du corps, de la santé physique et mental, n’est ce pas tout aussi fondamental. Pour être réceptif aux savoirs, il faut d’abord être en situation de pouvoir recevoir  … ?!)

 

La réussite des élèves passe également par une plus grande différenciation des parcours qui permet d’offrir un soutien et accompagnement personnalisé à ceux qui rencontrent des difficultés.

 

La refonte du système repose sur l’engagement des enseignants qui sont à l’origine de la réussite des élèves. La rénovation de leurs conditions de travail (en multipliant le nombre d’élèves par classe, en multipliant les heures sup’, en forçant certains profs à changer de lieu de travail…etc…) la diversification de leurs missions permettra l’augmentation de leur pouvoir d’achat. (heures sup’ moins bien payées que les heures normales, en enseignant plusieurs disciplines…etc… ?!)

 

L’autonomie des établissements sera développée afin que ceux-ci disposent de leviers plus importants pour mieux adapter l’offre aux besoins. (cela peut être une très bonne chose si il n’y a pas de dérives…)

 

 

Quelles sont les premières décisions adoptées et les pistes d’amélioration retenues ?

 

Parmi les réformes déjà engagées et qui se rattachent aux objectifs de révision de la politique d’enseignement scolaire, peuvent être cités :

 

- l’assouplissement de la carte scolaire et l’adoption de critères clairs et équitables dans l’attribution des dérogations offrent une liberté nouvelle aux familles tout en favorisant une plus grande mixité sociale au sein des établissements ;

 

- la refonte de l’enseignement primaire, passe par la réorganisation du temps d’enseignement dans la semaine et dans l’année : ainsi la suppression des cours du samedi matin à compter de la rentrée 2008 va permettre d’offrir des heures de soutien personnalisé aux élèves en difficulté (à quel moment ?);

 

- la refonte de l’enseignement primaire passe également par de nouveaux programmes, plus clairs et plus concis : (…en concertation avec les professeurs de écoles !!)

 

- ils sont recentrés davantage sur l’acquisition des connaissances fondamentales ;

 

- ils renforcent la place du sport et de l’éducation artistique et culturelle au sein de l’école primaire (et au collège et lycée ?...);

 

- corolaire de la liberté pédagogique garantie par ces programmes un nouveau système d’évaluation du niveau des élèves de CE1 et CM1 en lecture et en écriture sera mise en place à compter de l’année scolaire 2008-2009.

 

Dans les lycées, la « reconquête du mois de juin » va permettre de rompre avec l’interruption anticipée des cours en raison de l’organisation des épreuves du baccalauréat. Un dispositif expérimenté dès cette année sera généralisé en 2009.

 

De nouveaux services seront rendus aux familles :

- le développement d’un service minimum d’accueil dans les écoles primaires en cas de grève (par qui ?)

 

- l’accompagnement éducatif (« orphelins de 16 h »), mis en place depuis novembre 2007 (cela existe depuis plus de 10 ans dans certains établissements !!!) dans tous les collèges de l’éducation prioritaire, sera étendu à l’ensemble des les collèges et des écoles volontaires à la rentrée 2008 avant d’être élargi à toutes les écoles primaires en 2009.

 

Pour lutter contre les sorties sans qualification, le bac professionnel se préparera désormais en trois ans après la classe de troisième et sera ainsi rapproché des cursus d’enseignement technique et général et permettra de limiter l’échec en cours de scolarité. (…et les élèves qui n’arrivent déjà pas ou tout juste à atteindre le niveau BEP… ils sortiront avec quelle qualification?!)

 

Dans le cadre de la dynamique du Plan espoir banlieues portée par le gouvernement, l’Éducation nationale

- développe des internats de réussite éducative ;

- met en place une banque de stage destinée à mettre en relation les élèves des quartiers défavorisés avec les entreprises (pourquoi, ils n’ont pas de stages actuellement ?!...)

- garantit aux meilleurs élèves de tous ces lycées un accès aux classes préparatoires aux grandes écoles.

 

Cette modernisation du système éducatif sera prolongée :

- dans le prolongement du livre vert de la commission Pochard, le ministère de l’Éducation nationale entreprend la rédaction d’un livre blanc de la condition enseignante pour adapter le métier d’enseignant (recrutement, formation, emploi, rémunération, carrières) aux temps présents ; (avec quel budget ? quel en sera le coût ?)

- une réflexion sur l’offre éducative au lycée et l’équilibre entre les différentes filières est en cours ;

- une réflexion sur le mode de formation des maîtres, conformément aux orientations de la lettre de mission du ministre de l’Éducation nationale.

 

Quels sont les avantages attendus ?

 

L’ensemble des réformes engagées et des réflexions en cours sont de nature à améliorer les performances du système éducatif, à diminuer les inégalités, à revaloriser la condition enseignante, à autoriser des gains de productivité (dans le domaine de l'éducation quel est le sens de "productivité?"?! ), tout en affirmant les ambitions de la Nation pour son école.

 

Quel est le calendrier de mise en oeuvre ?

 

Les travaux de la révision générale des politiques publiques se poursuivent jusqu’au prochain Conseil de modernisation des politiques publiques, prévu en mai 2008.

Marc

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